Précision
L’éducation prioritaire a été initiée en 1981 avec la création des zones d’éducation prioritaire (ZEP). À la rentrée 1999, la carte de l’éducation prioritaire a été redéfinie et une nouvelle structure ajoutée : le réseau d’éducation prioritaire (REP). À la rentrée 2006, en lieu et place des réseaux existants dans l’éducation prioritaire (ZEP et REP), ont été constitués les 254 réseaux « ambition réussite » (RAR) et les autres réseaux dits « de réussite scolaire » (RRS).
À la rentrée 2010, le dispositif CLAIR (collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) est expérimenté dans un nombre limité de collèges et lycées. Il est étendu aux écoles en 2011 sous l’intitulé ÉCLAIR (écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite). Celui-ci devient alors, en remplacement des RAR, le principal dispositif d’éducation prioritaire renforcée entre 2011 et 2014, en parallèle des RRS.
Une refondation de l’éducation prioritaire intervient en 2014-2015, conduisant à la suppression des dispositifs ÉCLAIR et RRS en tant que labels institutionnels. À compter de la rentrée 2015, ils sont remplacés par une nouvelle architecture fondée sur deux catégories : les réseaux d’éducation prioritaire (REP) et les réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP+), ces derniers correspondant aux situations de difficulté sociale les plus importantes et couvrant un périmètre proche des anciens réseaux ÉCLAIR.
Dans certaines bases administratives, les libellés correspondant à d’anciens dispositifs continuent d’apparaître après leur remplacement pour un nombre limité d’établissements. Cette persistance ne correspond pas à un maintien du dispositif, mais à un choix de continuité statistique visant à identifier des établissements historiquement classés en éducation prioritaire ou en éducation prioritaire renforcée.
Enfin, les zonages urbains tels que les zones urbaines sensibles (ZUS) relèvent de la politique de la ville et peuvent coexister avec les différents dispositifs d’éducation prioritaire sans constituer un dispositif scolaire ni ouvrir droit à des financements spécifiques.
Source : MEN – BCE